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Plus ça change ? Media control under Xi Jinping

Séance spéciale de séminaire - Lundi 16 janvier 2017 - 16:00Dans le cadre du séminaire Culture et Politique en Chine contemporaine, la séance du lundi 16 janvier 2017 accueillera une conférence de Anne-Marie Brady professeur à l’université de Canterbury (Nouvelle Zélande), intitulée "Plus ça change? Media control under Xi Jinping".BiographyAnne-Marie Brady researches Chinese domestic and foreign politics and polar politics. She is editor-in-chief of The Polar Journal, and has published ten books and more than forty scholarly papers on a range of issues including China’s strategic interests in the Arctic and Antarctic, China’s modernised propaganda system, New Zealand-China relations, NZ foreign policy and competing foreign policy interests in Antarctica. She is a fluent Mandarin speaker with dual majors in Chinese, Political Science and International Relations. Anne-Marie Brady is a Global Fellow at the Woodrow Wilson Centre in Washington DC, a non-resident Senior Fellow at the China Policy Institute at the University of Nottingham, and a member of the Council on Security Cooperation in the Asia-Pacific. In 2014 she was appointed to a two-year term on the World Economic Forum's Global Action Council on the Arctic. Her recent publications include: Marketing Dictatorship: Propaganda and Thought Work in Contemporary China (Rowman and Littlefield, 2008), China's Thought Management (Routledge, 2012), The Emerging Politics of Antarctica (Routledge, 2013) and China as a Polar Great Power (Cambridge University Press and Wilson Press, 2017)AbstractSince Xi Jinping took over the role of General Secretary of the Chinese Communist Party in 2012 there has been a tightening of social, political, and economic controls in China, alongside a renewed emphasis on CCP ideology. But to what extent are Xi’s measures a continuance of policies established by his predecessors Jiang Zemin (1989-2002) and Hu Jintao (2002-2012)? Do they reflect a new direction for CCP media management and social and political control? What is the agenda behind these changes and what do they tell us about the CCP’s hold on power? This paper analyses trends in media control during the Jiang and Hu eras and then examines to what extent Xi’s initiatives are a new direction for the CCP government.La conférence aura lieu en anglais. Tous sont les bienvenus.

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autour du livre d’Alain Roux "Chiang Kaï-shek. Le grand rival de Mao"

Débat - Vendredi 16 décembre 2016 - 15:00Le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine organise une rencontre-débat autour du livre d’Alain Roux : Chiang Kaï-shek. Le grand rival de Mao (Paris, Payot, 2016).En présence de l’auteur et avec la participation de :Marie-Claire Bergère (INALCO/EHESS)Rana Mitter (Université d’Oxford)David Serfass (EHESS)Résumé du livre« Brutal et tyrannique. Irritable. Vaniteux, têtu, méchant, extravagant, jaloux, avare, luxurieux, arrogant. Aime à se donner en spectacle et fanfaronne sur sa richesse. » Tel est l’autoportrait sans concession tracé à l’âge de 31 ans par Chiang Kaï-shek (1887-1975) dans son Journal de 16 000 pages conservé à l’université de Stanford.Brutal, le jeune Chiang l’est assurément : à Shanghai, il n’hésite pas à assassiner pour le compte du gang de la Bande Verte, à battre sa première femme ou à malmener les soldats placés sous ses ordres. Après la mort de son mentor, Sun Yat-sen, en 1925, le « général rouge » saisit sa chance en s’emparant du Guomindang, le Parti nationaliste. Désormais marié à la belle et brillante Meiling, qui lui sert de conseillère occulte et d’interprète auprès des États-Unis, il s’attache à réunifier la Chine, massacrant ses alliés communistes de jadis et soumettant les seigneurs de la guerre. Pendant douze ans, il mène un double combat : à l’extérieur contre les Japonais, à l’intérieur contre les communistes. Si, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet habile stratège est considéré, avec Churchill, Franklin Roosevelt et Staline comme un des « Quatre Grands », il ne se montre pas à la hauteur de son destin et doit capituler en 1949 devant Mao, son rival de toujours. Exilé à Taïwan, il impose sur l’île sa dictature et tente en vain de reconquérir une Chine continentale perdue.

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Marie-Paule Hille élue maître de conférences à l’EHESS

Vie de l'École - Marie-Paule Hille a été élue maître de conférences à l’EHESS par l’assemblée des enseignants en avril 2016 avec un projet de recherche intitulé Histoire et anthropologie du monde musulman chinois. Aspects politiques, religieux et économiques, XIXe-XXIe siècles.Marie-Paule Hille est historienne et anthropologue. Elle étudie sous ses aspects politiques, religieux et économiques la société musulmane de langue chinoise implantée dans le nord-ouest de la Chine (Gansu-Ningxia-Qinghai) du milieu du XIXe siècle à nos jours en combinant une approche historique et anthropologique.Quel rôle les musulmans ont joué dans la vie politique régionale et nationale en Chine ? Quelles transformations religieuses ont eu lieu au sein de cette société musulmane ? Quels modèles économiques originaux ont pu émerger de ces milieux politico-religieux ? Ces questions historiques et anthropologiques, nécessaires pour notre compréhension du monde chinois et de l’islam mondial, sont au cœur de son programme de recherche et d’enseignement. Histoire et anthropologie politique Quel a été le rôle des musulmans dans la militarisation croissante de la société du nord-ouest après les grandes révoltes musulmanes, notamment celles du milieu du XIXe siècle ? Comment les loyautés se sont construites puis défaites dans des moments révolutionnaires particulièrement violents ? Quelles élites religieuses ont été intégrées au programme de réformes dès la prise du pouvoir par le Parti communiste en 1949 avant d’en être évincées dans des moments politiques plus radicaux ?À partir d’enquêtes de terrain et d’études contextualisées et situées, Marie-Paule Hille questionne en premier lieu les processus politiques qui ont conduit une minorité religieuse vivant dans des régions éloignées du pouvoir central à participer de façon de plus en plus active et visible à la vie politique. L’ethnographie du politique proposée vise à tenir ensemble des données sur le savoir-faire des gouvernants et sur le savoir-faire des gouvernés dans les relations de pouvoir. Histoire et anthropologie religieuseComment le soufisme s’est-il développé en Chine ? Dans quelle mesure la société chinoise, de par sa structure lignagère et de par sa haute culture, a constitué un terreau fertile à son implantation ? En quoi les milieux environnants, bouddhistes et taoïstes, ont favorisé les expressions d’une mystique musulmane dans le nord-ouest de la Chine ?Marie-Paule Hille s’intéresse à l’histoire et aux développements récents du soufisme dans le nord-ouest de la Chine. Elle propose de montrer comment les confréries soufies, constituées en îlots de pouvoir religieux, politique et économique, ont été perçues par les différents pouvoirs politiques, que ce soit les généraux de l’empire chargés de réprimer leurs révoltes ou les cadres du parti chargés de démanteler leur structure politico-religieuse. Histoire et anthropologie économique Le Xidaotang, courant minoritaire de l’islam chinois apparu à la fin du XIXe siècle dans le sud du Gansu, a connu un vif succès économique pendant la première moitié du XXe siècle et constitue encore aujourd’hui un modèle de développement économique original. Sur quoi repose l’originalité de ce modèle économique ?Pour mieux comprendre les succès commerciaux du Xidaotang durant la première moitié du vingtième siècle, Marie-Paule Hille entend ethnographier les notions de bien commun, de sacrifice et de qualification éthique qui ont été au centre de la vie collective du daotang, une organisation socio-économique complexe qui s’apparente à un phalanstère. Elle se propose de pousser plus loin l’enquête qu’elle a menée avec Bianca Horlemann et Paul Nietupski dans Muslims in Amdo Tibetan Society (Lexington Books, 2015) en étudiant les réseaux politiques, sociaux et religieux qui soutenaient ce système économique et qui s’étendaient des marches tibétaines aux zones côtières de la Chine.

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Archivilles d'Asie. Archives et architectures des villes d’Asie

Exposition - Mercredi 30 mars 2016 - 12:30Après « Littérature jeunesse », « Amour et érotisme en Asie », « Regards croisés : France, Asie du Sud, Asie du Sud-Est », « L'Asie en fêtes », les documentalistes-bibliothécaires de la Maison de l'Asie organisent une exposition de mise en valeur thématique des fonds de la Maison de l'Asie.L'exposition Archivilles d'Asie s'articule avec Urbanités coréennes, colloque cinéma-sciences sociale organisé à la Cité de l'architecture et du patrimoine et labellisé pour les Années croisées France / Corée.

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A Crossing Industry. Le jeu vidéo comme dispositif artistique et documentaire critique

Séance spéciale de séminaire - Mardi 17 mai 2016 - 11:00Cette présentation propose une restitution du processus de conception et de développement d’un jeu vidéo documentaire et artistique. Intitulé A Crossing Industry, ce jeu porte sur le fonctionnement du régime de séparation israélien en Cisjordanie dans les années suivant la fin de la seconde Intifada (2007-2010). Son élaboration, toujours en cours, est effectuée par une équipe transdisciplinaire composée d’un anthropologue (Cédric Parizot), d’un artiste (Douglas Edric Stanley), d’un philosophe (Jean Cristofol) et de dix étudiants de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Il s’agit d’envisager comment la technologie vidéo ludique a permis d’articuler une démarche documentaire dont l’objectif est de modéliser une analyse ethnographique, avec une démarche artistique animée par ses propres enjeux esthétiques et poétiques.IntervenantCédric Parizot, CNRSEntrée libre dans la limite des places disponibles.

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Knowledge and the construction of empires in Eurasia (13th-18th c.)

Journée(s) d'étude - Mercredi 18 mai 2016 - 09:00This workshop aims at discussing how knowledge and techniques related to empire building developed through exchanges of experience and models, as well as individual mobility. The area under consideration is Eurasia from "the age of Mongol expansion" to the 18th c. Papers will be presented by scholars belonging to different fields of expertise and at different stages of their careers.Program9h30 - Welcome and introduction, Silvia Sebastiani (CRH/GHC)9h45 -  Connections between the early modern world and the Manchu conquest of China: building a circumstantial case, Nicola Di Cosmo (Institute for Advanced Studies, Princeton)Session 111h - Reexamination of Mongol administration: the case of ulughbitigchi in Iran, Mandkhai Lkhagvasuren (Université de Tokyo/ GHC)11h45 - Pre-Mongol but Post-Sneath: Steppic governmental knowledges on the Longue Durée, Etienne de la Vaissière (CETOBAC)12h30 - Lunch BreakSession 214h - The Discovery of a greater Asia: a drive to the expansion (13th-15th centuries), Thomas Tanase (UMR 8167 "Orient et Méditerranée")14h45 -  Comparing "Chinese" and "Manchus" in European sources of the early modern period, Antonella Romano (CAK/GHC)15h30 - Science and the construction of the Qing Empire  (17th-18th centuries), Catherine Jami (CECMC)16h15 - Coffee/tea break16h45 - From Tartary to Europe via China: Some considerations on 18th and 19th century European translations of Tulisen's Yiyulu, Wu Huiyi (Needham Research Insitute, Cambridge/CECMC)17h30 - Knowledge and the construction of empires in a global perspective, Alessandro Stanziani (CRH/GHC), Xavier Paulès (CECMC/GHC), Corinne Lefèvre (CEIAS/GHC) et Maria Portuondo (Jonhs Hopkins University) Workshop organised by Catherine Jami (CECMC), Mandkhai Lkhagvasuren (Université de Tokyo/ GHC) and Antonella Romano (CAK/GHC).

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Des comptes en or et vermeil : la dimension économique des rituels et des temples à Taiwan

Le Bateau des Rois de Hsiaolung (Tainan) consommé par les flammes d'un bucher de papiers-monnaie d'offrande © Fiorella Allio, 2005Séance spéciale de séminaire - Mardi 19 avril 2016 - 11:00La rationalité de la stratégie de développement économique de Taiwan n’a pas effacé la place du religieux dans le paysage social de l’île et surtout celle de la religion populaire, legs des migrants chinois venus il y a plusieurs siècles du Fujian et du nord Guangdong. La large mobilisation et participation des locaux pour financer la construction des temples et célébrer des rituels collectifs de grande envergure, nous indique avec force qu’une part du monde taiwanais reste « enchanté ». Cette présentation vise à pénétrer plus intimement dans la gestion des temples et de l’économie religieuse, mais surtout, en reprenant les termes d’une discussion anthropologique portant sur ce que l’on a usage de désigner par « économie du don » (gift economy), se propose d’examiner dans le détail, à partir de l’exemple des temples du sud de Taiwan et du cas privilégié des rituel inter-villageois de Saikang (Tainan) (procession et Bateau des Rois), comment les phénomènes d’échanges qui s’y déroulent n’ont pas de pertinence sur le plan de l’économie marchande mais renvoient à un système oblatif englobant, dont il convient d’analyser les pourtours et les modalités, et par lequel la société locale régule les dangers qui la menace, se positionne dans son rapport au monde et tente de maîtriser son devenir, sur le plan symbolique et social.IntervenanteFiorella Allio (CNRS, IrAsia, Aix-Marseille)Dans le cadre du séminaire de François Gipouloux « Aux origines de la mondialisation : histoire économique comparée Asie Europe, 1500-2000 ».

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Conceptions of the Nation-state: China, Taiwan, Hong Kong

Les empereurs Yan et Huang, Henan (Chine) - © Creative CommonsJournée(s) d'étude - Mercredi 27 avril 2016 - 10:00The question of the Chinese nation-state and its transformations throughout the 20th century is a much-discussed one, but it has once again come to the fore in recent years, both at the centre and at the borders of the PRC state.Historically, the nation-state has been a problematic proposition throughout the 19th and 20th centuries, in a context in which the borders of the state and the nation did not coincide. It is generally considered that culture rather than politics was the binding force behind the successive empires that ruled what is now China. While Anti-Manchuism and Han nationalism were strong drivers of the revolutionary movement in the late years of the Qing empire, the Republic of China and the KMT rapidly embraced the “Five-nation Republic” (wuzu gonghe). Socialist internationalism and Chinese nationalism coexisted in the CCP discourse, both before and after 1949.In recent years, a series of developments have once again brought the question of the nation to the fore. The democratization of the polity on Taiwan from the late 1980s coincided with the formulation of a new discourse of Taiwan-centered nationalism. In post-handover Hong Kong, the repeated thwarting of democratization by pro-Beijing forces has led to the formulation of a “nativist” (bentu) discourse, which seeks to synchronize the political community requesting democracy with the cultural community defined by a common identification. Finally, in the PRC, the discourse of the “Great Rejuvenation of the Chinese nation,” first formulated by Jiang Zemin and strongly promoted by Xi Jinping has reaffirmed the link between the Chinese nation and the Communist Party as its most adequate embodiment.In each of these situations, ethnic-cultural and political-civic representations of and identifications with one or several “nations” or communities coexist in tension. The CCP promotes nationalism in connection with the “Chinese nation,” while demonizing “nativism” in a Hong Kong or Taiwan context. Nationalism, in particular when it is formulated in ethnic-cultural terms, has been routinely criticized by academics (e.g. in Hong Kong), but may also have played a positive role in the advancement of democratic agendas in other contexts (Eastern Europe, Taiwan). This workshop seeks to examine these tensions against the larger background of a global resurgence of nationalism in the 21st century.

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Beijing Silvermine. Une histoire de l’argentique populaire chinois

Séance spéciale de séminaire - Mardi 05 avril 2016 - 11:00Thomas Sauvin interviendra sur l'histoire de l’argentique populaire chinois. Il a vécu une dizaine d’années en Chine et depuis mai 2009, il récupère des centaines de milliers de négatifs destinés à la destruction, dans une zone industrielle située au nord de Pékin où se trouve une entreprise de recyclage de nitrate d’argent, d’où le nom de la collection Beijing Silvermine.Ce fonds porte sur la Chine des années 1985-2005, il montre les Chinois dans leur vie quotidienne chinoise et surtout lorsqu’ils se prennent en photos, c’est à dire dans leurs loisirs, de la fin de la révolution culturelle à l’avènement du numérique.Une partie de la collection est en ligne sur Instagram, elles revivent aussi via de nombreuses animations proposées par Thomas Sauvin.IntervenantThomas Sauvin, collectionneurConférence dans le cadre du séminaire de Caroline Bodolec et de Jacqueline Nivard « Images fixes et animées pour l’histoire et l’anthropologie de l’Asie Orientale. En quoi le numérique a-t-il bouleversé nos pratiques ? ». Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Ennobling the Savage Northeast

Conférence - Jeudi 16 mars 2017 - 11:00Nathan Hopson, Professeur à l'Université de Nagoya, professeur invité à l'EHESS en mars 2017, donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.Northeast Japan (Tōhoku) became the subject of world attention six years ago, with the triple disaster of March 2011. However, Tōhoku’s history and significance to emic understandings of Japanese self and nationhood remain poorly understood. This lecture explores the region’s place in postwar Japanese thought, focusing on the period 1980-2011. After 1945, a group of mostly local intellectuals attempted to overcome this image and rehabilitate the Northeast as a source of new national values. In the 1980s, this early postwar Tōhoku recuperation movement became a critical source for antimodern, anti-Western, neoconservative valorization of native Japanese identity. Reconceived as a repository of unspoiled and authentic Japanese national roots and traditions, the Northeast was drafted into the culture wars to support the idea that Japanese culture enjoyed a special destiny as the panacea for modernity’s ills.

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands.Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.

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Construire une maison moderne dans le Japon des années 1920 et 1930

Conférence - Jeudi 16 février 2017 - 11:00Conférence de Yola Gloaguen (Collège de France/CRCAO) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le JaponÀ l’été 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris présentait une exposition intitulée « Japon, l’archipel de la maison ». Organisée en trois sections thématiques – « Maison d’hier », « Maison de Tōkyō », « Maison d’aujourd’hui » – cette exposition « cherchait à donner des repères historiques et contextuels clairs pour mieux comprendre l’élaboration de ces lieux de vie, que sont avant tout les maisons dessinées par des architectes au Japon ».L’objectif ainsi énoncé fait directement écho à la recherche à laquelle je me consacre depuis une dizaine d’années, sur la conception et la construction de l’habitat individuel moderne au Japon. Dans la perspective d’une histoire globale de l’architecture moderne, le but de cette recherche est de fournir les éléments nécessaires à la compréhension de la période de l’Entre-deux-guerres ; celle-ci constitue en effet une étape cruciale de la transformation des maisons traditionnelles japonaises en bois, conçues et construites par des charpentiers, en maisons contemporaines d’architectes. Par leur remise en question du paradigme occidental du mode d’habiter et de la conception de l’espace, ces dernières engendrent à la fois fascination et interrogation, voire une certaine incompréhension. Pourtant, la rencontre entre le Japon et le monde occidental de la fin du XIXe siècle et les influences croisées qui en découlèrent sont au cœur de ce processus. De ce point de vue, les dynamiques d’assimilation, mais également de divergence à l’œuvre sur le plan de la conception et de la construction architecturale restent largement méconnues.La recherche conduite entre le Japon et la France a été jusqu’à présent menée sous la forme d’une étude de cas, celui de l’architecte tchèque naturalisé américain Antonin Raymond (1888-1976) et des villas qu’il réalisa avec son équipe dans le Japon de l’Entre-deux-guerres. En partant du postulat selon lequel le contexte japonais des années 1920 et 1930 avait conditionné l’acquisition et l’élaboration d’un certain nombre d’outils théoriques et pratiques, le travail proposait de décrypter le processus de conception architectural qui avait conduit Raymond à créer quelques-unes des réalisations de référence de l’architecture moderne des années 1920 et 1930 au Japon. La présentation sera consacrée aux diverses facettes de ce processus ainsi qu’à leur application concrète dans la réalisation de villas, en accordant une attention particulière aux questions de divergences et d’harmonisation des savoirs et des techniques.

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Literary Process in Early Meiji Japan: Tendencies, Milestones and Accomplishments

Conference - Jeudi 02 février 2017 - 11:00Conférence de Yuliya Osadcha Ferreira (National Academy of Sciences of Ukraine; Kyiv) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.The establishment of a modern literary discourse in Meiji Japan required the creation of new and fundamentally different prose from the entertaining and didactic gesaku (戯作) of the Edo period or classical medieval literature of the Heian period. For creating this new kind of prose, Japanese literati needed to put in place new tools to recast and develop the modern Japanese literature.First, they had to create a clear new literary language through which writers would be able to convey to their ideas to reader of all social strata regardless of their level of education. Second, they were led to "re-invent" the fiction into a specific genre of shōsetsu (小説), along with a canon and content. Third, they also had to work on changing traditional view of fiction-writing from the frivolous pursuit belonging to the entertainment world into a professional activity of social import, with its own high-minded milieu of writers and literary critics.This reconfiguration of literary production took place at a time of deep social upheaval in Japan and with eyes fixed on modern European poetics, which - in its great variety - was difficult for Japanese authors to grapple with. For the success in the creation of new and original texts, Japanese writers were indebted to their experience of European authors’ translations.This talk will revisit the social history of Meiji literature, from the 1868 Restoration to the mid 80s. It will show how the formation of a new literary and critical discourse in Japan have been the fruit of not only processes internal to the literary world but was in many ways shaped by extra-literary phenomena such projects undertaken under the banner of "civilization and enlightenment" (文明開化), the movement for the unification of the spoken and written language (言文一致運動), and educational reforms, the development of journalism and the emergence of the professional literary milieu (文壇). 

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Le paysage dans la littérature orientale

Rencontre - Vendredi 20 janvier 2017 - 19:00Rencontre avec Augustin Berque (CRJ-EHESS) et Michel Collot (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) dans le cadre de Lectures de paysages, zoom du salon de lecture Jacques Kerchache, au Musée du Quai Branly.Augustin Berque a fortement contribué au renouveau de la pensée sur le paysage. Il abordera la notion japonaise de mitate : « en matière de paysage, un lieu peut être un autre lieu, ou du moins être vu comme un autre lieu ».Michel Collot propose sa définition de la pensée-paysage en faisant dialoguer poésie et phénoménologie, Orient et Occident, plasticiens et écrivains, tradition et modernité.Rencontre avec Augustin Berque, géographe, orientaliste et philosophe, EHESS, auteur de La pensée paysagère, éditions Éoliennes, 2016 et de Formes empreintes, formes matrices, Asie orientale, éditions Franciscopolis, 2015 ; Michel Collot, professeur à l’université Sorbonne nouvelle Paris III, auteur de Poésie et paysage : Rencontre franco-coréenne, éditions L’Atelier des cahiers, 2009 et de La Pensée-paysage, éditions Actes Sud, 2011.

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Idly Scribbling Rhymers: Poetry, Nation, and Community in 19th Century Japan

Conférence - Jeudi 19 janvier 2017 - 11:00Conférence de Robert J. Tuck (Université de Montana) dans le cadre du séminaire interdisciplinaire du Centre de recherches sur le JaponDiscussions of Japanese literary modernity generally center on prose fiction rather than poetic genres, despite the important role poetry played in premodern Japanese literary culture. This paper, however, foregrounds two traditional poetic genres, kanshi (Sinitic poetry) and waka (modern tanka), and their role in Meiji-era (1867-1912) discourses of national literature (kokubungaku 国文学). As Meiji critics grappled with the creation and kokushi 国詩),” they also attempted in tandem to delineate the boundaries of national-poetic community. Exploring the poetry and critical writings of Meiji poets Masaoka Shiki 正岡子規 (1867-1902), Yosano Tekkan 与謝野鉄幹 (1873-1935), and kanshi poet Kokubu Seigai 国分青厓 (1857-1944), I highlight the fault lines and unstable boundaries of this national-poetic community, arguing that Japanese poetic modernity resisted the idea of nation and national-poetic community as synonymous. Tekkan, Seigai et al’s definitions of poetic community through exclusion and hierarchy – that is, who should not be a Japanese poet – complicate previous narratives of Meiji national literature that stress literary works as a focal point for visions of a cohesive national community. In both kanshi and waka, political factionalism and notions of hierarchical masculinity were major fault lines in the national-poetic project. The 1870s popularity of quasi-erotic kanshi, the so-called “fragrant-style (Ch. xianglian ti, J. kōrentai香奩体),” elicited attacks on practitioners as immoral, feminized, and corrosive to ‘proper,’ vigorous masculinity. With “fragrant-style” poems popular within the Meiji government, poetic masculinity became entangled with political factionalism, anti-government poets (notably Seigai) conflating poetics and politics to paint fragrant-style poets as weak and unworthy to represent the nation. Similar anxieties over poetic effeminacy influenced Meiji discussions on waka; despite government promotion of waka as a national poetry, as in the imperially-convened New Year’s Poetry Party (utakai hajime 歌会始) and official Bureau of Poetry (Outadokoro 御歌所), much Meiji discourse on waka reflected concerns that the genre’s themes of wistful love made it insufficiently ‘manly.’ As Tekkan condemned the Outadokoro as effeminate and waka as “women’s literature,” here too fault lines of gender and political factionalism disrupted the seemingly natural adoption of waka as a national poetry.   

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Confucianism and Sinosphere as Non-Chinese: a Globalized History of Early Modern and Modern Confucianism

Conférence - Jeudi 01 décembre 2016 - 11:00Kiri PARAMORE (Université de Leiden) donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon.Comprised of two parts, one on early modern history, and one on modern history, this talk attempts to problematize the traditional association of both Confucianism and broader ideas of a Sinosphere with Chinese culture and identity.The first part of the talk argues that by the early modern period (at least by 1650) Confucianism operated across East Asia, both in configurations of culture and identity, and through institutional frameworks like diplomacy, in ways where it was clearly differentiated as a universalist paradigm against ethnic and cultural conceptions related to states. This was the case in Vietnam, Japan, Korea, but also in China. This differentiation relied upon shared understandings for how universalist paradigms could interact with a diversity of ethnic, cultural and national identities in different states, and an inherent acceptance of that diversity. The second part of the talk argues that in the modern period (particularly after the 1880s), in a global political context much less open to diversity, ownership of a more narrowly defined Confucianism was rather fought out between the different nation states, with Japan in particular powerfully employing Confucianism as a key plank in its pan-Asian ideology of imperialism in East and Southeast Asia. This kind of nationalist employment was later replicated in ROC Taiwan, South Vietnam and other states. In both the early modern and modern examples discussed, Japanese states, thinkers, and examples provide a particularly clear insight into complex ways that ideas of Sinosphere and Confucianism were disengaged from simple concepts of China during both these periods. 

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Les interprètes de Nagasaki au XVIIIe siècle : statut et identité

Conférence - Jeudi 17 novembre 2016 - 11:00Conférence d’Annick HORIUCHI, Professeure à l’Université Paris Diderot (CRCAO), donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon.L’intervention portera sur les interprètes de Nagasaki spécialisés dans le hollandais (Oranda tsûji) qui assuraient la communication entre le bakufu et les représentants de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (VOC). On verra que l’identité sociale des interprètes avait un contour assez flou, et on se penchera sur la manière dont ils pouvaient échapper à leur condition première qui était celle de marchand et rejoindre la classe guerrière. On s’intéressera également à un autre aspect de leur identité, qu’on pourrait qualifier de « nationale ». On évoquera les exemples où les interprètes n’ont pas hésité à délaisser les intérêts du shôgun pour adopter une position favorable aux Hollandais ou aux étrangers et on s’interrogera sur leurs motivations. Enfin, en dernier lieu, on se penchera sur leur identité en tant qu’individu, les aspirations, les ambitions personnelles que certains d’entre eux ont pu nourrir du fait de leur connaissance de la langue hollandaise ou d’autres langues occidentales 

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Much Ado About 'Nothing': The Kyōto-School as 'Media Philosophy‘

Conférence - Jeudi 03 novembre 2016 - 11:00Conférence de Fabian Schäfer (Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg) dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon le 3 novembre 2016.AbstractIt is a commonplace in the existing secondary literature on the so-called Kyōto School (京都学派) that this modern strand of Japanese philosophy could be described as a 'philosophy of nothingness‘ (無の哲学). Depending on the respective ideological or disciplinary perspective, thinkers proposing the idea of 'nothingness' were either apotheosized by scholars of Japanese religions as the creators of an original Japanese mysticism, or criticized as proponents of a right-wing philosophy instrumentalizing the hypostasized term to serve the Japanese wartime regime in the 1930s and 40s by their exegetes. In fact, this schismatic view on the thought of the school has hindered more flexible and fruitful re-interpretations of the thought of the school to this day. Against this background, I will argue in my paper that the school – at least for a certain time in the 1930s, but possibly also beyond this period - should be considered not as a 'philosophy of nothingness' but as one of 'mediation‘ (媒介). Following this line of thought, I will argue that not only Nishida Kitarō (西田幾多郎), Tanabe Hajime (田辺元), Tosaka Jun (戸坂潤) and Sakai Masakazu (中井正一), who tried to circumscribe or even replace the abstract notion of nothingness with concepts such as 'mediation' or 'dialectics' (弁証法) from within the school, but also thinkers usually considered to be on its margins, such as Watsuji Tetsurō and Kimura Bin, who focused on the term 'in-betweenness‘ (間柄, 間), should be reconsidered as contributors of fragments to a particular kind of 'media philosophy' (Medienphilosophie) having evolved in Japan since the 1930s.

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Desires in Colonial Memories: Kisaeng, Assassin and New Woman

Conférence - Vendredi 24 mars 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence.Popular culture is a powerful channel for re-imagining the past. In this presentation, I specifically analyze two examples: Capital Scandal (Kyŏngsŏng scandal, 2007) and Assassination (Amsal, 2015), both set in 1930s colonial Korea, examining the interplay between two competing desires: the desire for the liberated modern self and the yearning for national independence. These desires ultimately converge in a homogenizing narrative about the nation, reinforcing the still pervasive sentiments of “affective nationalism” in contemporary Korea.

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The Experience of « House » and « Home » in Colonial Korea

Conférence - Vendredi 24 mars 2017 - 10:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS, présente une conférence.In this presentation I trace the evolution of the idea and image of the “modern home” in late nineteenth and early twentieth century Korea with central focus on the role of the transpacific network. It focuses on the role that American Protestant missionaries, enlightenment-oriented social reformers and foreign-educated intellectuals played in fashioning the ideal home, which came to be reflected in images associated with the “missionary home,” the “home, sweet home” and “a doll’s house.”

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Crossing the Lines: Korean Women, Christianity, and the Impulse to Claim New Space

Conférence - Mercredi 22 mars 2017 - 10:00Professeur Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence.Pahk Induk (1896-1980) is one of the most famous and controversial women intellectuals in modern Korea. She was a protégé of her missionary teachers, received higher education in the US, travelled the world twice as a representative of mission organizations, and was eventually labeled as a “collaborator” with the Japanese imperial power during the Asia Pacific War. Using Pahk’s life story as a case in point, I discuss the critical role of the Protestant mission in the gender history of Korea within the broader context of Korean nationalism, Japanese colonialism, and transnationalism in the early twentieth century.

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A Modern Cult of Domesticity: Gender and Christian Modernity

Conférence - Vendredi 10 mars 2017 - 10:00 Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS, présente une conférence.This presentation focuses on the genealogies of the “wise mother, good wife” ideology, the most influential ideal for women in modern Korea. It argues that the ideology was the product of transcultural encounters in turn-of-the-twentieth-century Korea when Korea’s Confucian-prescribed gender norms were refashioned and reconstituted under the influence of American women missionaries’ concept of “true womanhood” and the Japan’s Meiji gender ideology of ryōsai kenbo. 

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Les méthodes visuelles à l’ère des Big Data

Conférence - Vendredi 03 février 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes Mme Seok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul) présente une conférence.Cette conférence consiste à examiner la capacité de méthodes visuelles comme une méthode de recherche qualitative valable dans l’âge de Big Data. Jamais l’humanité a produit autant d’images, aussi librement, aussi démocratiquement. Presque la totalite des pratiques culturelles humaines laissant des traces visuelles numériques, les sciences humaines et sociales, surtout les recherches en pratiques culturelles, doivent prendre en compte cette nouvelle donnée. Nous allons examiner vers deux directions la possibilité d’intégrer les images dans le processus de recherche en sciences humaines et sociales.

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Emergence de Mukbang (Foodcasting) et la société sud-coréenne contemporaine

Conférence - Jeudi 26 janvier 2017 - 11:00Dans le cadre du séminaire Techniques, objets et patrimoine culturel immatériel en Asie Orientale (XVIe-XXIe siècle), Seok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul)présente une conférence.Mukbang (une abréviation de la radiodiffusion de la nourriture et l’acte de ‘manger’ en coréen), apporte un nouvel éclairage à la fois sur la culture alimentaire et la culture médiatique. Trahissant les normes ethiques et esthétiques propre à la culture légitime, cette nouvelle forme de communication sociale est développée dans un contexte socio-historique spécifique de la Corée : l’augmentation des ménages d'un habitant unique, la précarité aggravée de la jeunesse, et la sous-culture d’Internet. L’appropriation de cette nouvelle pratique d’internet par des médias convntionnels temoigne une nouvelle relation de force des médias.

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La question de la nouvelle masculinité et du métissage dans la Cuture K Pop

Conférence - Vendredi 27 janvier 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes Mme Seok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul) présente une conférence.La Culture K-pop a sa singularité : le fandom étant majoritairement feminin, l’industrie culturelle répond au désir du public, en produisant des célébrités masculines ayant l’identité peu commune en Occidant. Cette conférence analyse la dimension genrée du phenomène et son intersectionalité avec la question du race, qui mènera la réflexion vers la question de l’identité asiatique dans le monde.

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Hallyu, globalisation et cultures numériques en Corée du Sud

Conférence - Vendredi 20 janvier 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennesSeok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul)présente une conférence.

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From Across the Genkai Sea: Chang Hyŏk-chu, Japanese Culture, and the Korean War

Conférence - Vendredi 16 décembre 2016 - 14:00Dans le cadre de séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Samuel Perry (Brown University) présente une conférence.RésuméPerhaps no country profited more from the Korean War than did Japan, where the booming procurement industry reinvigorated Japan’s broken economy and whose return of independence was negotiated with the US at the very height of Korean War devastation. Long seen as “someone else’s war” in Japan, the Korean War was in fact the object of intense literary and journalistic speculation, comprising an extensive discourse now being reassessed by scholars challenging the myth of a “postwar” Japan. This talk turns on the writings of the Korean-turned-Japanese writer Chang Hyŏk-chu, who like many Koreans in Japan took particular interest in the horrific fratricidal war taking place in his homeland, but stood in a place quite at odds with the majority of Koreans living in Japan. It places Chang’s writings within the literary and historical context of the early 1950s with a focus on how his works about gender and ethnicity helped to naturalize narratives about the Japanese nation that were politically constructed

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EHESS
CNRS

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Habitants et citoyens, gouvernement urbain à Pékin

Rencontre - Mardi 24 janvier 2017 - 18:30Pékin a une histoire riche et qui s’étend sur plusieurs siècles. Prendre en considération cette profondeur historique peut-il aider à éclairer et comprendre les évolutions récentes qu’a connues la ville ? C’est le pari que se propose de relever ce Rendez- (...)(...)

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Collections et commerce de l’art à l’ère Meiji (1868-1912)

Journée(s) d'étude - Vendredi 10 mars 2017 - 09:30Journée d’étude organisée par le Centre de recherches sur le Japon (EHESS-UMR 8173) avec la collaboration du Musée Guimet.RésuméPendant l’ère Meiji, la perception des arts du Japon, anciens et contemporains, en Occident, tend à changer de décenni (...)(...)

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A Buddhist Christmas: The Buddha’s Birthday Festival in Colonial Korea

Conférence - Vendredi 05 mai 2017 - 14:00Dans le cadre de séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hwansoo Kim (Duke University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence intitulée " A Buddhist Christmas: The Buddha’s Birthday Festival in Colonial Korea ".This talk examines t (...)(...)

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