Les actualités

La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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The City and the Empire: Financial Debates and Intellectual Trauma in Eleventh-Century China

Séance spéciale de séminaire - Lundi 19 juin 2017 - 13:00During the 1030s and 1040s, literati believed that they were close to discerning the universal pattern that inhered in all things and that had informed the perfect governance of the ancient sages. By perceiving the city as a living organism—whose traffic flowed like water, whose money circulated like the vital essences of the body, and whose trade flourished like a well-tended garden—they hoped to gain an understanding of the regularities that determined the movement of people, goods, and money through the empire. By the 1080s, however, irreconcilable disagreements about financial and economic policy had defeated the earlier intellectual optimism and revealed the lack of a grounded philosophical hermeneutics, thereby strengthening the resolve to seek absolute value in the self, away from the city and its unsettling economic activity.Intervention de Christian de Pee (University of Michigan) dans le cadre du séminaire de Christian Lamouroux, « Lettrés, financiers et militaires - les monnaies des Généralités dans la Chine des XIIe et XIIIe siècles »

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The City and the Self: Crowds, Commodities, and Subjectivity in Eleventh-Century China

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 11:00Although the literati of the eleventh century took the literature of the ninth century as the model for their compositions, they changed the geographic orientation of the genres they had inherited in order to create a place for the city in writing. As they opened up urban streets to view, they reflected on their encounters with anonymous crowds and on their relationship with commodities, trying to perceive themselves as others might perceive them, and assessing their value and their price. By the end of the eleventh century, they grew alarmed by the relative value this consideration attached to the newly discovered self, and either sought mastery of the crowd and commodities by supreme concentration of their mental powers or withdrew from the city to perceive the absolute value of the self in the undisturbed quiet of a rural estate.Dans le cadre du séminaire de Christian Lamouroux, « Lettrés, financiers et militaires - les monnaies des Généralités dans la Chine des XIIe et XIIIe siècles »

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Poly-ontologie chinoise: repenser le pluralisme religieux par le biais de la Chine

Conférence - Jeudi 08 juin 2017 - 11:00Cette intervention vise à interroger la notion de pluralisme religieux en la confrontant au cas de la Chine, qui n'a jamais connu le monopole d'une seule religion, et où la coexistence d'une pluralité de traditions a depuis des siècles constitué un principe officiel de la gestion du religieux, aussi bien par l'Etat que par les institutions religieuses elles-mêmes et les communautés locales. Or ce pluralisme n'envisage pas la liberté et la tolérance mutuelle d'entités indépendantes, mais l'interpénétration, voire l'imbrication de systèmes cosmologiques et de pratiques qui gardent leur cohérence et leur identité internes. Cette logique s'applique aussi bien pour les rapports entre les « trois ensignements » du Confucianisme, Taoïsme et Bouddhisme, que, à l'époque contemporaine, pour les rapports entre ces traditions et l'athéisme marxiste de l'Etat communiste. Or ces traditions et idéologies sont souvent, de par leurs fondements ontologiques, radicalement incompatibles entre elles. En s'inspirant du « tournant ontologique » en anthropologie, nous tenterons, par le biais d'exemples ethnographiques sur la religion populaire, sur des nouveaux mouvements religieux et sur les rapports entre Etat et religion, de modéliser différentes logiques d'imbrication « poly-ontologique » dans le monde chinois.Dans la cadre du séminaire de Rita-Hermon-Belot « La liberté des cultes en France: parcours historique et anthropologie religieuse »

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La sphère publique en Chine au 20e siècle

Journée(s) d'étude - Lundi 12 juin 2017 - 14:00Journée d’études organisée par Sebastian Veg, directeur d’études à l’EHESS, dans le cadre du programme ANR ChinaSpheres.Les recherches sur la sphère publique ont longtemps été dominées par les concepts développés par Habermas, notamment ceux de société civile et de raison communicationnelle, qui semblent parfois peu adaptés à des contextes politiques autoritaires ou répressifs. La Chine, qui a été, tout au long du 20e siècle, et jusqu’à aujourd’hui, dominée par des régimes politiques qui ont contrôlé de façon plus ou moins stricte la liberté d’expression et la sphère de l’imprimerie et des médias, semblait ainsi peu susceptible de pouvoir développer une « opinion publique » au sens de Habermas.Cependant, les régimes démocratiques traversent eux aussi aujourd’hui une période de doutes profonds sur la capacité des sphères publiques libérales à garantir une communication rationnelle entre différents discours politiques, que ce soit à cause d’un capitalisme trop peu régulé ou des problèmes spécifiques soulevés par les nouvelles technologies. Ces doutes tendent à remettre en question toute distinction trop radicale ou étanche entre le fonctionnement de différents types de sphères publiques.Ainsi, il est indéniable que, en Chine, même sous la contrainte – celle du Parti nationaliste (KMT), ou du régime maoïste, ou encore sous le régime de contrôle mixte (par l’État et le marché) en vigueur actuellement –, une sphère discursive n’a jamais cessé de fonctionner, réductible ni au domaine purement privé, ni au simple contrôle de l’État. C’est ce domaine des sphères alternatives ou des contre-sphères qu’il s’agit d’étudier à l’aide d’études de cas abordant différents moments de l’évolution de la société chinoise au cours du dernier siècle.On pourra notamment s’interroger sur la manière dont certains « contre-discours » deviennent publics et se diffusent à travers la société même dans un contexte de contrainte. Une première définition de la « publicité » s’appuierait alors sur trois dimensions: des discours ou des textes, les supports et les espaces où ils circulent et les réseaux d’auteurs et de lecteurs qu’ils constituent. Dans quels espaces ces discours se diffusent-ils et comment se définit leur caractère public ? Comment certains discours circulent-ils entre différents types de vecteurs (publications privées ou inofficielles, locales, et presse nationale ou de grande diffusion) ? Quelles pratiques économiques (le capitalisme d’imprimerie) ou désintéressées (les samizdat) sous-tendent-elles ces réseaux de diffusion ?Cette journée d’étude tentera de confronter différentes approches disciplinaires, tout en introduisant des regards comparatifs avec d’autres contextes dans le temps et l’espace. 

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Rencontre autour des photographies de Solange Brand

Table ronde - Jeudi 18 mai 2017 - 14:00Séance exceptionnelle de l’axe Des images pour l’histoire des techniques et le patrimoine culturel immatériel avec une rencontre autour des photographies de Solange Brand (photographe, ancienne directrice artistique du Monde Diplomatique) prises en Chine de 1965 à 1968.Participation de Marine Cabos (Docteur en histoire de l’art)  et de Marianne Bastid-Bruguière (Directrice de recherche émérite au CNRS, Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine).

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Habitants et citoyens, gouvernement urbain à Pékin

Rencontre - Mardi 24 janvier 2017 - 18:30Pékin a une histoire riche et qui s’étend sur plusieurs siècles. Prendre en considération cette profondeur historique peut-il aider à éclairer et comprendre les évolutions récentes qu’a connues la ville ? C’est le pari que se propose de relever ce Rendez-vous.Les évolutions qu’ont connues les villes chinoises au cours des dernières décennies ont profondément bouleversé les tissus urbains et l’habitus des citadins. Pékin ne fait pas exception, loin s’en faut.S’appuyant sur l’expérience ethnographique de Judith Audin et sur la pratique historienne de Luca Gabbiani, le débat s’efforcera de mettre en lumière le caractère multiforme du rapport à leur ville qu’entretiennent les Pékinois aujourd’hui tout en questionnant la pertinence du discours de la « modernité » qui domine très largement les enjeux urbanistiques en Chine depuis les années 1990.Les orateurs s’attacheront à dégager les notions de rupture et de continuité, en adoptant plusieurs focales d’observation différentes, du central au local. En variant les échelles d’analyse, aussi bien en termes d’espace que de temps, ils porteront l’éclairage sur les acteurs qui ont pris part au processus, résidents de longue date et migrants récents, organisations sociétales de nature non-gouvernementale, institutions municipales et organismes de l’Etat.ParticipantsJudith Audin est docteure en sciences politiques. Elle a porté un regard d’ethnologue sur les comités de résidents dans des quartiers construits à différentes époques, ceux des hutongs du « vieux Pékin », ceux des logements communistes des années 1950, ceux des appartements commercialisés des dernières décennies.Luca Gabbiani, historien, maitre de conférences à l’EFEO, est familier du dispositif d’administration de Pékin, de la vie quotidienne dans la capitale chinoise et de sa modernisation entamée au cours de la dernière décennie du régime impérial (1901-1911).Modération : Françoise Ged, architecte, HDR, responsable de l’Observatoire de l’architecture de la Chine contemporaine à la Cité de l’architecture & du patrimoine, chargée de cours à l’INALCO et à l’IEMN-IAE.Les Rendez-vous ChineQuarante ans après le lancement des réformes en Chine, qu’en est-il de l’aménagement urbain et rural, de l’architecture, de la citoyenneté, du tourisme, des politiques patrimoniales ? Quelles ruptures, quelles continuités de la Chine impériale à la Chine actuelle ?Les RDV Chine proposent de croiser et partager les points de vue en invitant urbanistes, architectes, historiens, géographes, sociologues, chercheurs, praticiens, observateurs à prendre la parole dans des dialogues organisés par l’Observatoire de l’architecture de la Chine contemporaine, en partenariat avec le CNRS, l’UMR Chine-Corée-Japon et l’EHESS.Prochaine séancesMardi 7 mars : Le patrimoine culturel immatériel : enjeux quotidiens et internationaux en Chine aujourd’huiMardi 21 mars : Territoires ruraux, représentations anciennes et projets contemporains

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Plus ça change ? Media control under Xi Jinping

Séance spéciale de séminaire - Lundi 16 janvier 2017 - 16:00Dans le cadre du séminaire Culture et Politique en Chine contemporaine, la séance du lundi 16 janvier 2017 accueillera une conférence de Anne-Marie Brady professeur à l’université de Canterbury (Nouvelle Zélande), intitulée "Plus ça change? Media control under Xi Jinping".BiographyAnne-Marie Brady researches Chinese domestic and foreign politics and polar politics. She is editor-in-chief of The Polar Journal, and has published ten books and more than forty scholarly papers on a range of issues including China’s strategic interests in the Arctic and Antarctic, China’s modernised propaganda system, New Zealand-China relations, NZ foreign policy and competing foreign policy interests in Antarctica. She is a fluent Mandarin speaker with dual majors in Chinese, Political Science and International Relations. Anne-Marie Brady is a Global Fellow at the Woodrow Wilson Centre in Washington DC, a non-resident Senior Fellow at the China Policy Institute at the University of Nottingham, and a member of the Council on Security Cooperation in the Asia-Pacific. In 2014 she was appointed to a two-year term on the World Economic Forum's Global Action Council on the Arctic. Her recent publications include: Marketing Dictatorship: Propaganda and Thought Work in Contemporary China (Rowman and Littlefield, 2008), China's Thought Management (Routledge, 2012), The Emerging Politics of Antarctica (Routledge, 2013) and China as a Polar Great Power (Cambridge University Press and Wilson Press, 2017)AbstractSince Xi Jinping took over the role of General Secretary of the Chinese Communist Party in 2012 there has been a tightening of social, political, and economic controls in China, alongside a renewed emphasis on CCP ideology. But to what extent are Xi’s measures a continuance of policies established by his predecessors Jiang Zemin (1989-2002) and Hu Jintao (2002-2012)? Do they reflect a new direction for CCP media management and social and political control? What is the agenda behind these changes and what do they tell us about the CCP’s hold on power? This paper analyses trends in media control during the Jiang and Hu eras and then examines to what extent Xi’s initiatives are a new direction for the CCP government.La conférence aura lieu en anglais. Tous sont les bienvenus.

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autour du livre d’Alain Roux "Chiang Kaï-shek. Le grand rival de Mao"

Débat - Vendredi 16 décembre 2016 - 15:00Le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine organise une rencontre-débat autour du livre d’Alain Roux : Chiang Kaï-shek. Le grand rival de Mao (Paris, Payot, 2016).En présence de l’auteur et avec la participation de :Marie-Claire Bergère (INALCO/EHESS)Rana Mitter (Université d’Oxford)David Serfass (EHESS)Résumé du livre« Brutal et tyrannique. Irritable. Vaniteux, têtu, méchant, extravagant, jaloux, avare, luxurieux, arrogant. Aime à se donner en spectacle et fanfaronne sur sa richesse. » Tel est l’autoportrait sans concession tracé à l’âge de 31 ans par Chiang Kaï-shek (1887-1975) dans son Journal de 16 000 pages conservé à l’université de Stanford.Brutal, le jeune Chiang l’est assurément : à Shanghai, il n’hésite pas à assassiner pour le compte du gang de la Bande Verte, à battre sa première femme ou à malmener les soldats placés sous ses ordres. Après la mort de son mentor, Sun Yat-sen, en 1925, le « général rouge » saisit sa chance en s’emparant du Guomindang, le Parti nationaliste. Désormais marié à la belle et brillante Meiling, qui lui sert de conseillère occulte et d’interprète auprès des États-Unis, il s’attache à réunifier la Chine, massacrant ses alliés communistes de jadis et soumettant les seigneurs de la guerre. Pendant douze ans, il mène un double combat : à l’extérieur contre les Japonais, à l’intérieur contre les communistes. Si, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet habile stratège est considéré, avec Churchill, Franklin Roosevelt et Staline comme un des « Quatre Grands », il ne se montre pas à la hauteur de son destin et doit capituler en 1949 devant Mao, son rival de toujours. Exilé à Taïwan, il impose sur l’île sa dictature et tente en vain de reconquérir une Chine continentale perdue.

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Confucianism in Modern Japan

Conference - Jeudi 18 mai 2017 - 11:00Conférence de Takahiro NAKAJIMA, Professeur à l’Université de Tôkyô, professeur invité à l'EHESS en mai 2017, dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.In the process of modernization in Japan, Confucianism played an important role to educate modern intellectuals. Mishima Chūshū was a founder of Nishōgakusha, in which Confucianism mainly based upon modern Yōmeigaku as well as modern law influenced by French law were taught. It was not an institute of traditional Confucian education, but a modern institute for modern scholarship. Natsume Sōseki who was one of the alumni of Nishōgakusha and became the first national novelist in modern Japan was deeply influenced by Mishima and his teaching of Confucianism. Nakae Chōmin who was a representative Yōmeigaku scholar and a translator of Jean-Jacques Rousseau was also impacted by Mishima. By focusing on the influence to students such as Sōseki and Chōmin, I would like to figure out the overlook of Confucian Education at Nishōgakusha and put it in a wider context of Meiji Education. Then I turn to think of philosophy of Mishima himself, especially focusing on his “doctrine of the unification of moral righteousness and profit” 義利合一論, which supported Japanese capitalism from the ideological point of view in tandem with Shibusawa Eiichi. As a conclusion, I would like to sketch one aspect of Confucian education in Modern Japan not as a simple reactionary conservatism, but as a modern device of Japanese modernity.

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Un « abyssal défaut de profondeur »

Conférence - Jeudi 04 mai 2017 - 11:00Mathieur Capel, Maître de conférences à l’Université de Grenoble Alpes, donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre Japon.L’après-guerre a-t-il jamais pris fin ? Si de manière récurrente historiens et penseurs s’affrontent sur cette question, en fonction de leurs options méthodologiques et/ou de leurs positions idéologiques, le cinéma pose une distinction nette entre périodes d’après-guerre et de haute croissance. Son histoire témoigne en effet pour un vaste renouvellement du paysage cinématographique au cours des années soixante, tant au niveau de l’organisation de son industrie, que de ses propositions formelles. Jusqu’où, pourtant, cela est-il vrai ? Il est, de toute évidence, un « cachet » propre aux films de la période et, chez le spectateur contemporain, une sorte de reconnaissance intuitive lui permettant de distinguer presque à coup sûr un film de 1963 de son aîné tourné dix ans plus tôt. Mais comment fonder en théorie cette évolution ? Cinéaste et théoricien au cœur de la dite « Nouvelle vague » japonaise, Yoshida Kijû a livré dans ses films un diagnostic pénétrant des mutations dont la société japonaise est alors comptable. Sans doute le terme de mutations est-il d’ailleurs impropre : c’est une véritable rupture épistémologique qu’il décrit, justifiant dès lors la nécessité d’un cinéma rénové de fond en comble, à même de dire le contemporain - ce que le philosophe Giorgio Agamben appelle les « ténèbres du moment ». A ce titre son sixième film, Evasion du Japon (1964), faisant suite à La Source thermale d’Akitsu (1962) et 18 jeunes gens à l’appel de l’orage (1963), propose, sur fond de road-movie policier, une modélisation visionnaire, alors que se profile l’événement olympique. Il s’agit donc ici d’expliciter ce diagnostic, voir ce qu’il reprend de la pensée et des arts de son temps, ce qu’il devance, également, d’un « postmodernisme » qui alors est encore à définir. En d’autres termes : ce qu’il dévoile de la superficialisation et de la granulation du monde. 

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Collections et commerce de l’art à l’ère Meiji (1868-1912)

Journée(s) d'étude - Vendredi 10 mars 2017 - 09:30Journée d’étude organisée par le Centre de recherches sur le Japon (EHESS-UMR 8173) avec la collaboration du Musée Guimet.RésuméPendant l’ère Meiji, la perception des arts du Japon, anciens et contemporains, en Occident, tend à changer de décennie en décennie. C’est le fruit d’une connaissance croissante de l’histoire de l’art japonais, d’abord au Japon même, puis, parfois avec décalage, dans les sociétés occidentales ; tandis que le commerce international d’objets d’art ancien et contemporain, lui, reste important, mais change également au cours de la période. Or, ces processus historiques de connaissance croissante du « Japon artistique », pour reprendre un titre célèbre de Siegfried Bing, se déroulent en Occident de façon différenciée selon les événements et les contextes : expositions universelles, filières commerciales, acquisitions privées devenant collections publiques… Quels sont les facteurs historiques derrière ces phénomènes locaux, ces collections et ces filières d’objets ? En quoi leur genèse différenciée reflète-t-elle des réalités diverses du monde de l’art au Japon ?Étudier de tels processus d’échange et de constitution de collections d’objets est important pour saisir l’évolution des échelles de valeurs artistiques, donc l’image même de la culture du Japon, non seulement en Occident, mais au Japon même. En effet, cette évolution reflète l’image changeante, au Japon et parmi les Japonais du début du vingtième siècle, de la culture nationale elle-même. C’est pourquoi l’accent est particulièrement mis sur les facteurs historiques du côté japonais.La journée d’étude vise à contribuer aux travaux sur cette question, par le biais d’exposés portant sur des cas ponctuels, mais significatifs.Programme9h30 : Accueil des participants10h : Présentation de la journée : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Collection, conservation et exposition des arts japonais en Occident sous Meiji : facteurs historiques et échelles de valeurModération : Christophe Marquet (INALCO-CEJ)10h15 : Hayashi Kumiko (JSPS, EHESS-CRJ)L’ancienne collection du Louvre, l’autre source du fonds japonais de Guimet. Création et évolutions (1893-1912).11h : Arthur Mitteau (INALCO-CEJ, EHESS-CRJ)Goûts classiques, goûts méconnus : logique et surprises de la constitution de la collection de peinture japonaise Fenollosa-Weld du Musée des Beaux-Arts Boston.11h45 : Coralie Legroux (Université Paris IV-Sorbonne, restauratrice du patrimoine habilitée auprès des musées de France)Exposer, encadrer et restaurer une peinture hors-cadre : les contraintes et les aspects matériels de l’exposition d’un kakemono en France au temps du japonisme.12h30 : DéjeunerÉvolution du commerce de l’art, évolution du regard au Japon, de Bakumatsu à MeijiModération : Midori Hirose (Université Paris Diderot-CRCAO)14h30 : Nishii Akane (EHESS-CRJ)Quel « Japon artistique » exporter ? Les hommes et les débats au Japon autour du commerce au départ de Yokohama, des industriels régionaux à la Société de l’Étang du Dragon.15h15 : Léa Saint-Raymond (Université Paris X-Nanterre-HAR)Le Japon à l’épreuve des enchères : étude statistique des ventes aux enchères publiques, 1860- 1900.16h-17h : Discussion finaleRéservation : arthur.mitteau@inalco.fr

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Ennobling the Savage Northeast

Conférence - Jeudi 16 mars 2017 - 11:00Nathan Hopson, Professeur à l'Université de Nagoya, professeur invité à l'EHESS en mars 2017, donnera une conférence dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.Northeast Japan (Tōhoku) became the subject of world attention six years ago, with the triple disaster of March 2011. However, Tōhoku’s history and significance to emic understandings of Japanese self and nationhood remain poorly understood. This lecture explores the region’s place in postwar Japanese thought, focusing on the period 1980-2011. After 1945, a group of mostly local intellectuals attempted to overcome this image and rehabilitate the Northeast as a source of new national values. In the 1980s, this early postwar Tōhoku recuperation movement became a critical source for antimodern, anti-Western, neoconservative valorization of native Japanese identity. Reconceived as a repository of unspoiled and authentic Japanese national roots and traditions, the Northeast was drafted into the culture wars to support the idea that Japanese culture enjoyed a special destiny as the panacea for modernity’s ills.

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Le marché japonais à l’épreuve de la spéculation

Conference - Jeudi 02 mars 2017 - 11:00Cléa PATIN, Maître de conférence à l’Université Jean Moulin -Lyon 3, donnera une conférence dans le séminaire collectif du Centre Japon le 2 mars 2017.Le rôle très actif des Japonais sur le marché de l’art international dans la seconde moitié des années 1980 a fait couler beaucoup d’encre, tant dans la presse nationale et étrangère, que les magazines spécialisés. Aux États-Unis et en Europe surtout, les Japonais ont été accusés de s’approprier de manière indue les « trésors » des pays occidentaux. Certes, le marché de l’art, dominé par les acheteurs nippons, a fourni un exemple très pur des phénomènes d’enchaînement des records, dans un objectif de rendement à court terme. De nouveaux opérateurs issus des milieux d’affaires et de la finance, rassurés par la publicité des prix en ventes publiques, stimulés par la liquidité potentielle des biens d’art et grisés par leur pouvoir d’achat, ont alors commencé à acquérir des œuvres en masse à New York, Londres ou Paris, avec le soutien de leurs mar­chands.Parallèlement, d’autres acheteurs – surtout de grands entrepre­neurs – ont aussi caressé des idéaux qui transcendaient leur sens des affaires. Heureux et fiers de pouvoir enfin posséder des chefs-d’œuvre internationalement reconnus, ils ont cherché à ouvrir leurs collections, à faire venir au Japon des tableaux dont beaucoup n’avaient vu que des reproductions, à diffuser l’art au sein de la société. La bulle a-t-elle donc mis en place des forces profondes, le Japon souhaitant agir dans le concert des nations sur la scène artistique mondialisée ? Les Japonais de l’époque ont-ils véritablement assumé une ambition de dominer le mar­ché international ? Quelles ont été les conséquences de l’éclatement de la bulle sur le quotidien des galeries et les mentalités ?Si à l’époque la presse occidentale était particulièrement critique et acerbe, il ressort aujourd’hui que c’est bel et bien le Japon, victime d’asymétries informationnelles très fortes avec les vendeurs occidentaux, qui est sorti grand perdant de cette période d’emballement. Aussi conjoncturelle soit-elle, la parenthèse de la bulle spéculative a imprimé dans l’inconscient collectif un profond traumatisme, qui n’a pas fini de han­ter les acteurs du marché de l’art. Nous verrons d’abord que les années 1987-1989, ont vu s’opérer un élargissement spectaculaire du marché. Grisés par leurs succès financiers, des spéculateurs ont dès lors perçu dans l’investissement artistique un moyen de diversifier leur acti­vité, de contourner les restrictions tardives imposées par les autorités sur les autres marchés, voire de mener quelques opérations peu licites à des fins de refinancement ou d’évasion fiscale. Malgré un léger décalage sur le marché de l’art, tous ont cependant été rattrapés par la récession au début des années 1990, qui a engendré faillites et scan­dales en chaîne, ainsi qu’un reflux massif des œuvres.

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Construire une maison moderne dans le Japon des années 1920 et 1930

Conférence - Jeudi 16 février 2017 - 11:00Conférence de Yola Gloaguen (Collège de France/CRCAO) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le JaponÀ l’été 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris présentait une exposition intitulée « Japon, l’archipel de la maison ». Organisée en trois sections thématiques – « Maison d’hier », « Maison de Tōkyō », « Maison d’aujourd’hui » – cette exposition « cherchait à donner des repères historiques et contextuels clairs pour mieux comprendre l’élaboration de ces lieux de vie, que sont avant tout les maisons dessinées par des architectes au Japon ».L’objectif ainsi énoncé fait directement écho à la recherche à laquelle je me consacre depuis une dizaine d’années, sur la conception et la construction de l’habitat individuel moderne au Japon. Dans la perspective d’une histoire globale de l’architecture moderne, le but de cette recherche est de fournir les éléments nécessaires à la compréhension de la période de l’Entre-deux-guerres ; celle-ci constitue en effet une étape cruciale de la transformation des maisons traditionnelles japonaises en bois, conçues et construites par des charpentiers, en maisons contemporaines d’architectes. Par leur remise en question du paradigme occidental du mode d’habiter et de la conception de l’espace, ces dernières engendrent à la fois fascination et interrogation, voire une certaine incompréhension. Pourtant, la rencontre entre le Japon et le monde occidental de la fin du XIXe siècle et les influences croisées qui en découlèrent sont au cœur de ce processus. De ce point de vue, les dynamiques d’assimilation, mais également de divergence à l’œuvre sur le plan de la conception et de la construction architecturale restent largement méconnues.La recherche conduite entre le Japon et la France a été jusqu’à présent menée sous la forme d’une étude de cas, celui de l’architecte tchèque naturalisé américain Antonin Raymond (1888-1976) et des villas qu’il réalisa avec son équipe dans le Japon de l’Entre-deux-guerres. En partant du postulat selon lequel le contexte japonais des années 1920 et 1930 avait conditionné l’acquisition et l’élaboration d’un certain nombre d’outils théoriques et pratiques, le travail proposait de décrypter le processus de conception architectural qui avait conduit Raymond à créer quelques-unes des réalisations de référence de l’architecture moderne des années 1920 et 1930 au Japon. La présentation sera consacrée aux diverses facettes de ce processus ainsi qu’à leur application concrète dans la réalisation de villas, en accordant une attention particulière aux questions de divergences et d’harmonisation des savoirs et des techniques.

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Literary Process in Early Meiji Japan: Tendencies, Milestones and Accomplishments

Conference - Jeudi 02 février 2017 - 11:00Conférence de Yuliya Osadcha Ferreira (National Academy of Sciences of Ukraine; Kyiv) dans le cadre du séminaire collectif du Centre de recherches sur le Japon.The establishment of a modern literary discourse in Meiji Japan required the creation of new and fundamentally different prose from the entertaining and didactic gesaku (戯作) of the Edo period or classical medieval literature of the Heian period. For creating this new kind of prose, Japanese literati needed to put in place new tools to recast and develop the modern Japanese literature.First, they had to create a clear new literary language through which writers would be able to convey to their ideas to reader of all social strata regardless of their level of education. Second, they were led to "re-invent" the fiction into a specific genre of shōsetsu (小説), along with a canon and content. Third, they also had to work on changing traditional view of fiction-writing from the frivolous pursuit belonging to the entertainment world into a professional activity of social import, with its own high-minded milieu of writers and literary critics.This reconfiguration of literary production took place at a time of deep social upheaval in Japan and with eyes fixed on modern European poetics, which - in its great variety - was difficult for Japanese authors to grapple with. For the success in the creation of new and original texts, Japanese writers were indebted to their experience of European authors’ translations.This talk will revisit the social history of Meiji literature, from the 1868 Restoration to the mid 80s. It will show how the formation of a new literary and critical discourse in Japan have been the fruit of not only processes internal to the literary world but was in many ways shaped by extra-literary phenomena such projects undertaken under the banner of "civilization and enlightenment" (文明開化), the movement for the unification of the spoken and written language (言文一致運動), and educational reforms, the development of journalism and the emergence of the professional literary milieu (文壇). 

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Le paysage dans la littérature orientale

Rencontre - Vendredi 20 janvier 2017 - 19:00Rencontre avec Augustin Berque (CRJ-EHESS) et Michel Collot (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) dans le cadre de Lectures de paysages, zoom du salon de lecture Jacques Kerchache, au Musée du Quai Branly.Augustin Berque a fortement contribué au renouveau de la pensée sur le paysage. Il abordera la notion japonaise de mitate : « en matière de paysage, un lieu peut être un autre lieu, ou du moins être vu comme un autre lieu ».Michel Collot propose sa définition de la pensée-paysage en faisant dialoguer poésie et phénoménologie, Orient et Occident, plasticiens et écrivains, tradition et modernité.Rencontre avec Augustin Berque, géographe, orientaliste et philosophe, EHESS, auteur de La pensée paysagère, éditions Éoliennes, 2016 et de Formes empreintes, formes matrices, Asie orientale, éditions Franciscopolis, 2015 ; Michel Collot, professeur à l’université Sorbonne nouvelle Paris III, auteur de Poésie et paysage : Rencontre franco-coréenne, éditions L’Atelier des cahiers, 2009 et de La Pensée-paysage, éditions Actes Sud, 2011.

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Idly Scribbling Rhymers: Poetry, Nation, and Community in 19th Century Japan

Conférence - Jeudi 19 janvier 2017 - 11:00Conférence de Robert J. Tuck (Université de Montana) dans le cadre du séminaire interdisciplinaire du Centre de recherches sur le JaponDiscussions of Japanese literary modernity generally center on prose fiction rather than poetic genres, despite the important role poetry played in premodern Japanese literary culture. This paper, however, foregrounds two traditional poetic genres, kanshi (Sinitic poetry) and waka (modern tanka), and their role in Meiji-era (1867-1912) discourses of national literature (kokubungaku 国文学). As Meiji critics grappled with the creation and kokushi 国詩),” they also attempted in tandem to delineate the boundaries of national-poetic community. Exploring the poetry and critical writings of Meiji poets Masaoka Shiki 正岡子規 (1867-1902), Yosano Tekkan 与謝野鉄幹 (1873-1935), and kanshi poet Kokubu Seigai 国分青厓 (1857-1944), I highlight the fault lines and unstable boundaries of this national-poetic community, arguing that Japanese poetic modernity resisted the idea of nation and national-poetic community as synonymous. Tekkan, Seigai et al’s definitions of poetic community through exclusion and hierarchy – that is, who should not be a Japanese poet – complicate previous narratives of Meiji national literature that stress literary works as a focal point for visions of a cohesive national community. In both kanshi and waka, political factionalism and notions of hierarchical masculinity were major fault lines in the national-poetic project. The 1870s popularity of quasi-erotic kanshi, the so-called “fragrant-style (Ch. xianglian ti, J. kōrentai香奩体),” elicited attacks on practitioners as immoral, feminized, and corrosive to ‘proper,’ vigorous masculinity. With “fragrant-style” poems popular within the Meiji government, poetic masculinity became entangled with political factionalism, anti-government poets (notably Seigai) conflating poetics and politics to paint fragrant-style poets as weak and unworthy to represent the nation. Similar anxieties over poetic effeminacy influenced Meiji discussions on waka; despite government promotion of waka as a national poetry, as in the imperially-convened New Year’s Poetry Party (utakai hajime 歌会始) and official Bureau of Poetry (Outadokoro 御歌所), much Meiji discourse on waka reflected concerns that the genre’s themes of wistful love made it insufficiently ‘manly.’ As Tekkan condemned the Outadokoro as effeminate and waka as “women’s literature,” here too fault lines of gender and political factionalism disrupted the seemingly natural adoption of waka as a national poetry.   

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Competing Transnational Buddhisms: Yu Guanbin’s Contribution to Taixu’s Buddha-ization Movement in 1920–30s Shanghai

Conférence - Vendredi 12 mai 2017 - 10:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hwansoo Kim (Duke University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence intitulée "Competing Transnational Buddhisms: Yu Guanbin’s Contribution to Taixu’s Buddha-ization Movement in 1920–30s Shanghai".This talk concerns the work of the prominent Korean lay-Buddhist and entrepreneur Yu Guanbin (1891–1933) in Shanghai during the mid-1920s and early-1930s. Yu collaborated with the Chinese Buddhist reformer Taixu (1890–1947) in order to promote a transnational Buddhist discourse called “The Buddha-ization Movement” (fohua yundong). Yu also acted as a bridge between Korean and Chinese Buddhism by undertaking the project of rebuilding an 11th-century Korean temple, Koryŏsa, in Hangzhou. In this talk, I examine how, due to the intersections and conflicts between national/transnational and religious/political visions, Yu’s engagement in these projects was a distinctive case of modern East Asian Buddhism.

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Building a Buddhist Empire: The Reprinting and Distribution of the Koryŏ Canon in and beyond Colonial Korea (1910-1945)

Conférence - Jeudi 11 mai 2017 - 14:00Dans le cadre de séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hwansoo Kim (Duke University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence intitulée " Building a Buddhist Empire: The Reprinting and Distribution of the Koryŏ Canon in and beyond Colonial Korea (1910-1945) ".In this talk, I will discuss the powerful political, religious, and diplomatic symbolism historically embodied by the material form of Buddhist Canons—like the Koryŏ Canon. The power of the Koryŏ Canon as an object is not unique to Canons generally nor to the modern period. I argue that the Canon’s powerful symbolism did not fade but rather intensified in the modern period. To understand the power of the Canon in the modern period, I will look at it through a transnational lens, examining its influence in both religious and ostensibly secular contexts. Reprints of the Koryŏ Canon, for example, were on permanent exhibit in museums for public viewing, and with the rise of Orientalist scholarship on Buddhism also gained prominence as objects of scholarly research. These more secular aspects of the colonial-era valorization of the Koryŏ Canon can best be seen in the two printing projects the colonial government implemented in 1915 and 1937, and in their effect on the understanding of the nature of the Canon. I will demonstrate that these projects, sponsored in response to the colonizing, nationalizing, and globalizing discourses on the Canon, further attest to the persistent importance of religion - manifested in a material form - for modernity, nationalism, and imperialism.

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A Buddhist Christmas: The Buddha’s Birthday Festival in Colonial Korea

Conférence - Vendredi 05 mai 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hwansoo Kim (Duke University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence intitulée « A Buddhist Christmas: The Buddha’s Birthday Festival in Colonial Korea ».This talk examines the dynamic aspects of the Buddha’s Birthday festival as it was celebrated from 1928 to 1945 in colonial Korea. A joint Japanese and Korean Buddhist event sponsored by the state, it became the signature religious and state festival. Although much politicized, the festival was also a culmination of Buddhist efforts in Asia to respond to modernity, nationalism, colonialism, and Christian missions. Paralleling the reinvention of Christmas in the modern period, Buddhists reconfigured the Buddha’s birthday as a symbol of their religious identity and power. The Buddha’s Birthday festival should be understood in the context of increasing contact and exchange among Buddhists in the East and the West. The festival’s prominence was the result of complex negotiation and collaboration between Korean and Japanese Buddhists who both hoped the festival would advance their overlapping visions of Buddhism. The festival was not so much an imposition of the colonizer on a native culture as it was a dynamic, creative feature of modern Korean Buddhism in the colonial context.

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Desires in Colonial Memories: Kisaeng, Assassin and New Woman

Conférence - Vendredi 24 mars 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence.Popular culture is a powerful channel for re-imagining the past. In this presentation, I specifically analyze two examples: Capital Scandal (Kyŏngsŏng scandal, 2007) and Assassination (Amsal, 2015), both set in 1930s colonial Korea, examining the interplay between two competing desires: the desire for the liberated modern self and the yearning for national independence. These desires ultimately converge in a homogenizing narrative about the nation, reinforcing the still pervasive sentiments of “affective nationalism” in contemporary Korea.

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The Experience of « House » and « Home » in Colonial Korea

Conférence - Vendredi 24 mars 2017 - 10:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS, présente une conférence.In this presentation I trace the evolution of the idea and image of the “modern home” in late nineteenth and early twentieth century Korea with central focus on the role of the transpacific network. It focuses on the role that American Protestant missionaries, enlightenment-oriented social reformers and foreign-educated intellectuals played in fashioning the ideal home, which came to be reflected in images associated with the “missionary home,” the “home, sweet home” and “a doll’s house.”

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Crossing the Lines: Korean Women, Christianity, and the Impulse to Claim New Space

Conférence - Mercredi 22 mars 2017 - 10:00Professeur Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence.Pahk Induk (1896-1980) is one of the most famous and controversial women intellectuals in modern Korea. She was a protégé of her missionary teachers, received higher education in the US, travelled the world twice as a representative of mission organizations, and was eventually labeled as a “collaborator” with the Japanese imperial power during the Asia Pacific War. Using Pahk’s life story as a case in point, I discuss the critical role of the Protestant mission in the gender history of Korea within the broader context of Korean nationalism, Japanese colonialism, and transnationalism in the early twentieth century.

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A Modern Cult of Domesticity: Gender and Christian Modernity

Conférence - Vendredi 10 mars 2017 - 10:00 Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hyaeweol Choi (Australian National University, professeur invité de l’EHESS, présente une conférence.This presentation focuses on the genealogies of the “wise mother, good wife” ideology, the most influential ideal for women in modern Korea. It argues that the ideology was the product of transcultural encounters in turn-of-the-twentieth-century Korea when Korea’s Confucian-prescribed gender norms were refashioned and reconstituted under the influence of American women missionaries’ concept of “true womanhood” and the Japan’s Meiji gender ideology of ryōsai kenbo. 

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Les méthodes visuelles à l’ère des Big Data

Conférence - Vendredi 03 février 2017 - 14:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes Mme Seok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul) présente une conférence.Cette conférence consiste à examiner la capacité de méthodes visuelles comme une méthode de recherche qualitative valable dans l’âge de Big Data. Jamais l’humanité a produit autant d’images, aussi librement, aussi démocratiquement. Presque la totalite des pratiques culturelles humaines laissant des traces visuelles numériques, les sciences humaines et sociales, surtout les recherches en pratiques culturelles, doivent prendre en compte cette nouvelle donnée. Nous allons examiner vers deux directions la possibilité d’intégrer les images dans le processus de recherche en sciences humaines et sociales.

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Emergence de Mukbang (Foodcasting) et la société sud-coréenne contemporaine

Conférence - Jeudi 26 janvier 2017 - 11:00Dans le cadre du séminaire Techniques, objets et patrimoine culturel immatériel en Asie Orientale (XVIe-XXIe siècle), Seok-Kyeong Hong-Mercier (Université nationale de Séoul)présente une conférence.Mukbang (une abréviation de la radiodiffusion de la nourriture et l’acte de ‘manger’ en coréen), apporte un nouvel éclairage à la fois sur la culture alimentaire et la culture médiatique. Trahissant les normes ethiques et esthétiques propre à la culture légitime, cette nouvelle forme de communication sociale est développée dans un contexte socio-historique spécifique de la Corée : l’augmentation des ménages d'un habitant unique, la précarité aggravée de la jeunesse, et la sous-culture d’Internet. L’appropriation de cette nouvelle pratique d’internet par des médias convntionnels temoigne une nouvelle relation de force des médias.

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EHESS
CNRS

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Recrutement d'un-e post-doctorant-e dans le cadre du projet de recherche « Sphères publiques alternatives en Chine au 20e siècle »

Appel recherche - Jeudi 20 juillet 2017 - 20:00Le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC, UMR Chine Corée Japon, EHESS‐CNRS) recrute un‐e chercheur-­e post-­doctorant-­e dans le cadre du projet de recherche « Sphères publiques alternatives en Chine au 20e siècle » (coordina (...)(...)

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Le saké contrefait à l’époque d’Edo

Conférence - Lundi 12 juin 2017 - 16:00Conférence de Reiji IWABUCHI, Professeur à l’Université féminine du Gakushûin, professeur rattaché au Centre de recherches sur le Japon en 2017. Conférence en japonais sans traduction.江戸の「贋酒」商品のブランド化と偽物の出現は、世界共通の超時代的な現象であるが、時代や地域を限定することで、偽商品を通して当該社会の一端を描き出す (...)(...)

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A Modern Buddhist and Colonial Monument: Manufacturing the Great Head Temple T’aegosa in 1938 Downtown Seoul

Conférence - Vendredi 19 mai 2017 - 10:00Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, Hwansoo Kim (Duke University, professeur invité de l’EHESS) présente une conférence intitulée "A Modern Buddhist and Colonial Monument: Manufacturing the Great Head Temple T’aegosa in 1938 (...)(...)

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CECMC
Adresse : 190-198 avenue de France 75244 Paris, France
Tel : 33 (0)149 54 20 90
Fax : 33 (0)1 49 54 20 78
Site web : http://cecmc.ehess.fr/

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CRJ
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